Le syndic bénévole est un mandataire : comme tout mandataire, il peut renoncer à son mandat avant son terme, sans avoir à se justifier. Personne ne peut contraindre un copropriétaire à rester syndic — ce serait d'ailleurs la pire des gestions.
La limite est de bon sens : la démission ne doit pas être brutale. Le mandataire qui abandonne son mandat à contretemps — veille d'AG, sinistre en cours, sans successeur possible — engage sa responsabilité si ce départ cause un préjudice. La loi ne fixe pas de durée de préavis : la jurisprudence exige un délai raisonnable, en pratique le temps de convoquer une assemblée générale et d'y élire un remplaçant — comptez un à trois mois.
La démission « effet immédiat »
Poser les clés du jour au lendemain expose à une action en responsabilité pour démission abusive si la copropriété en pâtit (vacance de gestion, contrat non renouvelé, sinistre non déclaré). Trois lignes de préavis et une AG convoquée : c'est toute la différence juridique.