La condition légale est simple : le syndic non professionnel doit être copropriétaire d'un ou plusieurs lots dans l'immeuble qu'il gère (article 17-2 de la loi de 1965). Un tiers extérieur — voisin serviable, enfant d'un copropriétaire non titré, gestionnaire officieux — ne peut pas être élu ; l'usage admet en revanche le conjoint ou partenaire de Pacs copropriétaire en indivision.
Les conditions pratiques comptent au moins autant : de la rigueur (les comptes, les délais d'AG), du temps (quelques heures par mois, avec des pics à l'AG et à la clôture) et un minimum de légitimité auprès des voisins — un syndic bénévole élu à contrecœur à 51 % démarre mal. Pas besoin, en revanche, d'être juriste ou comptable : tout s'apprend, et tout s'outille.
Le candidat idéal, en 5 points
- Copropriétaire du lot (condition légale)
- Disponible quelques heures par mois, durablement
- À l'aise avec un tableur et un courrier recommandé
- Capable de dire non à un voisin (impayés, travaux non autorisés)
- Idéalement déjà passé par le conseil syndical