Créé par la loi ALUR de 2014 et tenu par l'Anah, le registre national des copropriétés recense l'identité, la gouvernance et les données financières de chaque copropriété. L'obligation d'immatriculation vise tous les syndicats de copropriétaires comportant au moins un lot d'habitation :
- les petites copropriétés — deux, trois ou cinq lots — sont concernées comme les grandes : il n'existe aucun seuil de dispense ;
- les copropriétés gérées en syndic bénévole ou coopératif le sont également : l'absence de professionnel ne dispense de rien ;
- les copropriétés horizontales (maisons individuelles soumises au statut de la copropriété) sont concernées ;
- les syndicats secondaires s'immatriculent en complément du syndicat principal.
Ne sont pas concernées : les copropriétés exclusivement tertiaires (bureaux, commerces, sans aucun lot d'habitation) et les ensembles qui ne relèvent pas du statut de la copropriété, comme les ASL de maisons individuelles — deux régimes qu'on confond souvent avec la copropriété horizontale.
Pour un immeuble neuf ou nouvellement divisé, l'immatriculation initiale incombe au notaire qui publie l'état descriptif de division. Le syndic — bénévole compris — prend ensuite le relais pour les mises à jour.